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Production et Qualité

Peut-on vivre sur 1Ha et demi ?


Seule une stragégie basée sur la qualité, la transformation et la vente directe peut le permettre, Elle assure une valeur ajoutée optimale  en limitant les intermédiaires. Ceci dit, il est utile de rappeler les trois exigences de base pour réussir lorsque l'on décide d'entreprendre : assurer un savoir faire technique et garantir la qualité, savoir vendre, savoir gérer. C'est à la fois simple et extrèmement compliqué.

Il faut également réussir le compromis entre passion et revenu. Sans passion, il est inutile de vouloir  initier un projet  dans des zones de montagne. Ensuite il faut assurer un équilibre entre revenu et qualité de vie. L'agriculture de montagne, quelque soit la spéculation, ne permet guère de dégager par mois plus de 1000 à 1500 euros pour une somme de travail nettement supérieure aux 35 heures hebdomadaires, mais cela tout le monde le sait.

Enfin, il faut savoir que les premières années ne sont jamais simples. Il est nécessaire de bénéficier de rentrées financières extérieures (pluri-actif, conjoint, ...) Il n'est pas inutile de rappeler que les producteurs de fruits et légumes ne bénéficient d'aucune aide directe, uniquement d'aides des régions sur certains investissments. Toutefois, les investissements sont nettement moindres que dans l'élevage, même s'ils ne sont pas négligeables. Il faut compter entre 30 à 40,000 euros l'hectare. Il faut dès lors faire preuve de débrouillardise, avoir recours à du matériel d'occasion et différer tous les investissements non indispensables. Cela fera sourire plus d'un, j'ai travaillé six ans avec une brouette et une débrousailleuse autoportée avant d'acheter un tracteur d'occasion,


Comment cultiver les petits fruits rouges ?

L'oranger aime l'homme“ (proverbe peul)


Cultiver les céréales, pratiquer l'élevage, il suffit de multiplier les stages auprès des professionnels pour maitriser le métier. Pour les fruits rouges, cela est bien plus complexe. Les producteurs sont rares, les ouvrages existants sont pour la plupart  destinés au jardinier amateur... avec l'immanquable conseil concernant la taille du style tailler en hiver quand il ne gèle pas et qu'il ne pleut pas. Pour infos, les bluets, c'est trois mois de taille en hiver. Et en montagne, on compte sur les doigts d'une main les jours sans intempéries pendant cette saison.

Les références profesionnelles existantes concernent avant tout les cultures intensives avec un recours massif aux intrants chimiques, même si depuis peu la situation évolue.

En 1993, j'ai donc élaboré mes itinéraires techniques à partir des résultats des essais mis en place et en comparant les résultats obtenus par les quelques pionniers déjà installés dans le massif vosgien,


Laisser faire la nature et attendre la manne !!!


Comme bien souvent chez l'homme, on passe d'un extrème à l'autre. Du tout chimie, on opte pour une agriculture qui n'aurait plus besoin de travail du sol et de cultures qui n'auraient plus besoin du moindre traitement même naturel.

Bref, comme avant... c'est à dire comme à la belle époque pas si lointaine où l'agriculture arrivait à produire 1500 kcalories par habitant et par jour, c'est à dire le minimum pour survivre quand on reste au lit toute la journée !


Et pourtant, l'expérience, le savoir et le bon sens  constituent une précieuse aide pour l'élaboration d'une agriculture à la fois productive et respectueuse de l'environnement,

Elles ont donné lieu à plusieurs innovations :

– le travail du sol a été effectué au tractopelle sur 60cms de profondeur et autant en largeur en veillant à respecter le profil cultural ou par sous-solage croisé à la même profondeur,

– la mise en place de la toile hors-sol a permis de réduire de plus de 90% le déshergage, de limiter l'évapo-transpiration et donc les apports en eau et enfin de limiter au maximum le tassement du sol,


Produits bio,  du terroir, paysan...  Comment  reconnaitre le produit de qualité ?


J'ai effectué mon premier stage chez un conseiller en agriculture biologique, devenu depuis  un ami, en 1978.

Tous les traitements que j'effectue sont issus de produits natuels. Tous les engrais épandus sont homologués en agriculture biologique. L'unique produit chimique est un désherbant que j'utilise à raison de 0,25 litre par hectare au lieu de 6 à 12 litres comme préconisé. Je pourrais à la limite trouver une alternative. Je travaille avec un cahier des charges et paye un contrôle régulier. Utiliser un sucre de canne  bio ne ferait pas exploser le prix de mes confitures et pourtant le label bio ne me tente pas.

Il ne me tente pas pour plusieurs raisons :

-le créneau est rentable et depuis quelques années les multinationales de l'agro-alimentaire s'y sont engouffrées avec toutes les conséquenses que je vous laisse deviner...

– la bio ne permet pas de bien différencier les terroirs,

– la bio ne met pas en valeur les variétés les plus riches et les plus parfumées,...

Me trouver en concurence demain avec des produits labelisés venant d'un pays où la main d'oeuvre est exploitée ne m'intéresse guère.

Je préfère conserver mon label 'Produits fermiers de montagne- Alsace' avec son cahier des charges et son contrôle,

Ceci dit, ayons l'honnèteté de dire qu'un contrôle par an, det le plus souvent annoncé, ne constitue qu'une garantie limitée.

Alors vous me direz, oui, mais si les voisins  voient le paysan traiter avec un masque et une combinaison , c'est qu'il utilise des produits chimiques et qu'il triche. Pas sûr, car aujourd'hui, cet équipement est obligatoire même pour les produits naturels dont certains sont aussi dangeureux que des produits chimiques même s'ils sont biodégradables.

Alors comment reconnaître la qualité ? Premièrement, regardez si les voisins vont acheter chez le paysan concerné. Deuxièmement, demandez lui à visiter l'exploitation... s’il prétend ne pas utiliser de désherbant et que vous voyez des allées au sol nu, ne croyez pas au miracle,

Enfin et c'est l'essentiel, goûtez les fruits et les légumes. Si les fruits ne résistent pas le chemin du retour, s'ils ne sont pas parfumés.... alors méfiez vous !