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DOSSIER PRESSE  

Paru le 01/08/2010 dans "L’ALSACE" (Région)


FRUITS DE SAISON

Petites baies, grandes saveurs

Groseilles, cassis, myrtilles, mûres… Les petits fruits de l’été arrivent à maturité en Alsace. Cultivés ou sauvages, ils réjouissent les fins gourmets et sont bons pour la santé. Rencontre avec Jean Vogel, paysan producteur de petits fruits et confitures à Saâles, cultivant le bleuet, qui compte une soixantaine de variétés dans le monde.


Rouges ou bleus, les petits fruits bourrés de vitamines

Groseilles, cassis, myrtilles, mûres… Les petits fruits de l’été arrivent à

maturité en Alsace. Cultivés ou sauvages, ils réjouissent les fins gourmets et

sont bons pour la santé.

Les myrtilles cultivées sont fades : vrai ou faux ? « Vrai et faux », répond Jean Vogel, paysan producteur de petits fruits et confitures à Saâles. « Venez, goûtez. » Sur près d’un hectare, il cultive le bleuet, ou vaccinium corymbosum, qui compte une soixantaine de variétés dans le monde. Actuellement, il en conserve une trentaine dans son verger expérimental (lire l’encadré) et en a sélectionné une dizaine pour sa production.

Des précoces et des tardives, des baies goûteuses crues, d’autres qui n’exhalent leur parfum qu’une fois cuites. Les oenologues y détectent des saveurs subtiles de muscat, de cassis, de prune ou de camphre. Les biologistes y trouvent de bonnes teneurs en vitamines et anti-oxydants.

Ce qui fait l’arôme

« Ce qui fait l’arôme du fruit, c’est à la fois le sol, la technique de culture, le stade de maturité, la variété, le rapport équilibré entre feuilles et fruits, l’alternance de chaleur et d’humidité… Ici, à 550 mètres d’altitude – l’équivalent de 1 000 m dans les Alpes –, le sol et le climat sont inhospitaliers, les plantes souffrent et développent de ce fait leurs arômes plus qu’ailleurs. »

Jean Vogel a choisi, avec une dizaine de producteurs de montagne, de cultiver le bluet des Vosges : « C’est le cousin de la myrtille sauvage (vaccinium myrtillus) originaire d’Amérique du Nord, adapté aux sols acides vosgiens. Pour garantir des fruits de qualité, la marque Bluet des Vosges a été déposée. Nous cultivons selon la charte des Produits fermiers de montagne, sans traitement chimique, avec fertilisation au compost ; nous cueillons à la main et à maturité. »

L’intérêt de cultiver la myrtille ? Les arbustes atteignent la hauteur d’homme : la cueillette est facilitée, le gibier ne risque pas de contaminer les baies, il est inutile de laver les fruits.

Les contraintes ? « L’été, il faut recouvrir les plantations de filets pour les protéger des oiseaux, des chevreuils, des blaireaux. L’hiver, il faut consacrer trois mois à la taille, qu’il gèle ou qu’il pleuve. »

95 % d’importations

Comme la plupart des producteurs de petits fruits, Jean Vogel cultive aussi la framboise, la groseille, le cassis, la mûre, avec leurs variantes, la mûroise, la casseille, la groseille à maquereau… Il les vend frais, en confitures, sirops ou jus, directement à la ferme ou au marché : « C’est la seule façon de m’en sortir, car les centrales d’achat ne garantissent aucun prix et limitent leur approche de la qualité à l’aspect du fruit. Il en est de même avec les transformateurs. 95 % des fruits consommés en France sont importés, le plus souvent d’Europe de l’Est. » Là-bas, la main d’oeuvre est très peu payée. Et pour cueillir les petites baies, il faut beaucoupde temps…

Texte : Elisabeth Schulthess  Photo : Dominique Gutekunst

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