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Le bluet : les bonnes questions

Des questions que l'on pose pour vous éviter de les poser !


Pourquoi cultiver le bluet des Vosges alors que les myrtilles sauvages abondent dans le massif vosgien ?

Le bluet présente trois qualités essentielles que n'a pas la myrtille sauvage,

Premièrement il se cultive, ce qui n'est pas possible avec la myrtille sauvage,

Deuxièmement, il est en général beacoup plus résistant au froid que la myrtille sauvage, les arbustes fleurissant près de 3 semaines plus tard,

Troisièmement, son port est beaucoup plus haut, évitant ainsi aux fruits tout risque de souillure et donc de transmission de maladie par le gibier ou les rongeurs .


Si les bluets sont gros, c'est qu'ils sont génétiquement modifiés ?

Comme toute plante donnant des fruits, de la vigne au pommier, plus un arbuste est taillé, moins il donnera de fruits, plus gros et meilleurs ils seront,

On peut très bien ne pas tailler les bluets des Vosges, au bout de trois-quatre ans, le fruit ne sera guère supérieur en taille à la myrtille sauvage, par contre il sera nettement moins bon.


Si les fruits  sont issus de plantes cultivées, ils ne peuvent pas être bons ?

Vous le lirez plus loin, les qualités organoleptiques des fruits sont dues à de nombreux paramètres. Cultivés en en tenant compte, ils peuvent être aussi bons.


Les producteurs de fruits partent en vacances au soleil (au moins les bonnes années) dès la fin de la récolte jusqu'à la suivante ?

Eh oui, il n'y a pas de vaches à traire !

Cela pourrait être presque vrai à condition premièrement d'avoir recours à l'utilisation massive de désherbants et d'engrais chimiques solubles versés dans l'eau d'irrigation, et deuxièmement de pouvoir compter sur une main d'oeuvre expérimentée et bon marché pour assurer la taille durant l'hiver,




Les producteurs transforment leur plantation en volière en été afin de pouvoir peser les clients pratiquant la libre-cueillette ?

Pour les oiseaux, l'équivalent du caviar et du foie gras est un fruit ... de taille réduite, sucré et de couleur bleue. Devinez lequel? Certaines années, 30 à 50% de la production peut ainsi disparaître. Les producteurs de petits fruits du massif vosgien ont été les premiers en France à couvrir leurs champs, seul moyen vétitablement efficace,


La qualité, une notion fourre-tout qu'il convient à chaque producteur de bien expliciter.

,Pour certains, la qualité d'un fruit se résume à son aspect, son calibre ou à sa présentation.  En ce qui me concerne, j'ai fait le choix des qualités organoleptiques et de qualité nutritionnelle.

Concrètement, il est important d'énumérer les différents facteurs qui y contribuent,

1/ Le choix variétal : comme chez toutes les espèces de légumes ou de fruits, il existe des variétés au goût plus ou moins prononcé et à la composition nutritionnelle variable,

2/ Le sol : comme pour le vin, la nature du sol influe sur les qualités des fruits.

3/ Le climat : Cela surprendra, voir choquera quelques uns. Plus une plante souffre, plus elle développera ses arômes. Pour qu'elle ne souffre pas, donnez lui beaucoup d'eau et beaucoup d'engrais chimiques aisément assimilables et vous obtiendrez le résultat que vous connaissez.

4/ Les conditions de culture : plus vous aurez recours à une masse d' engrais, notamment azotés, rapidement disponibles pour la plante, plus vous rencontrerez des problèmes de qualité. Plus vous aurez recours à des composts et des engrais naturels peu solubles, meilleurs seront vos fruits.

5/ Le rapport masse de fruits/ masse de feuilles : Un certain nombre de feuilles est nécessaire pour qu'un corymbe de fruit puisse être parfumé. Dans le cas où la masse de fruits par plant est abondante et le feuillage defficient, les fruits ne seront pas bons.

6/ La date de cueillette :  très souvent les centrales d'achat exigent du producteur un fruit pouvant se tenir plusieurs semaines en chambre froide. Ce qui conduit des producteurs à cueillir des fruits avant leur maturité physiologique et donc très peu parfumés. A l'opposé, un fruit cueilli trop tard peut être extrèmement sucré, sans acidité et ayant perdu nombre de ses arômes. Les cueilleurs de mûres sauvages peuvent le constater aisément.


Myrtille, myrtille sauvage, bleuet, bluet... comment vous y retrouver ?

Pour faire simple dans la grande famille des vaccinium, il y a les cousins plus ou moins éloignés les vitis (airelle)  ou les oxycoccus au nom barbare mais  connus de tous sous la dénomination de canneberge.

Et puis quatre frangins séparés probablement depuis la dérive des continents, le plus petit vous est bien commun, il s'agit de vaccinium myrtillus, autrement dit la myrtille sauvage, les trois autres frangins ayant préféré le continent nord américain ( Est  et Nord Est des USA et le sud du Canada).  Le premier Vaccinium ashei reade est le moins connu. De qualité moindre, il a laissé la place à Vaccinium corrymbosum et vaccinium angustifolium que nos amis québequois appellent le bleuet géant et le bleuet nain, en lien avec leur taille.

Le second, de taille légèrement supérieur à notre myrtille sauvage, couvre de grandes étendues au Canada. Le premier, pouvant atteindre 1,50m, voir 2,00m de haut, a attiré très tôt l'attention des agronomes. Il est cultivé depuis plus de 100 ans en Amérique du Nord et a fait l'objet de sélections, de croisements, notamment avec vaccinium angustifolium. A l'heure actuelle, il en existerait une soixantaine de variétés dont une trentaine ont un intérêt. Les linguistes, botanistes et traducteurs ne faisant pas forcément toujours  bon ménage, le fruit connu partout  chez nos voisins anglo-saxons sous le nom de blueberry a fait l'objet d'une traduction   en français quelque peu éronnée sous le nom de myrtille d'où un florilège d'appelation style myrtille géante, myrtille de culture ...


Des qualités nutritionnelles indéniables qui en font un fruit d'avenir.

Les petits fruits sont particulièrement riches en vitamines C , mais également A pour les vaccinium.

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